Mercredi 20 août 2008

ZYKOZAR, FILLON et MORIN viennent de le découvrir. Les soldats français ne sont pas prémunis contre les balles, les grenades, les obus et les bombes que les marchands d'armes fourguent aux talibans contre l'argent de l'opium. Pas plus que les talibans eux-mêmes ou les populations civiles qui reçoivent des pruneaux de tous les côtés. Car les balles n'ont pas de patrie. Elles trouent les poitrines sans distinctiont de  nationalité, de religion,  de  couleur de peau, de sexe... On peut dire que les marchands de canons ne sont ni racistes ni sectaires : de tous temps ils ont vendu leurs machines à tuer à tous les camps pourvu que ça rapporte. D'ailleurs, aujourd'hui, si les armes des talibans proviennent de Chine, de Russie ou d'Iran (par de savants intermédiaires qui se sucrent au passage), quand les Russes occupaient l'Afghanistan, les talibans étaient non seulement armés mais entraînés par les USA.


La guerre tue et ce n'est pas nouveau puisque dès que les hommes se sont mis à l'agriculture, d'autres hommes ont jugé bon de leur faire la guerre pour conquérir leurs richesses, leur sol, leurs femmes.... Et depuis 10 000 ans que ça dure, on n'a pas changé les méthodes, on a seulement amélioré les "rendements". Ainsi, sans remonter à l'Antiquité, on sait que la bataille d'Eylau réputée pour être une des plus meurtrières de l'Empire n'a dénombré QUE 16 000 morts du côté français, dont 16 généraux*. A Hiroshima, en une seconde, la bombe atomique a tué 140 000 Japonais, pratiquement tous civils.

Le gouvernement français a décidé d'envoyer 3000 soldats** en Afghanistan. Pendant sa campagne électorale, le Président de la République avait promis que cette présence ne devait pas durer. Or, il vient d'affirmer , après avoir augmenté ce contingent au printemps dernier, que "la France est résolue à poursuivre la lutte contre le terrorisme, pour la démocratie et la liberté". Comme à son habitude, ZYKOSAR dit une chose et fait le contraire. Et je parierais bien que dans un an ou moins peut-être, si la situation militaire continuait de se dégrader, les forces françaises se désengageraient petit à petit.

D'ailleurs, si notre Président n'était pas un petit roquet, s'il avait un peu de jugeotte, s'il voulait vraiment défendre les intérêts de la France et des Français en même temps que la démocratie, il rapatrierait immédiatement les 3600 soldats et tout le matériel engagé dans cette  guerre lointaine. On éviterait ainsi de voir et d'entendre sur les ondes des mères  éplorées de jeunes soldats morts*** à 20 ans.

 

*Les généraux ne mouraient pas dans leur lit à cette époque ! Pendant la Guerre d'Algérie (1954-1962), on a dénombré 30 000 soldats français tués et 500 000 Algériens (civils et soldats de l'ALN). Mais aucun général !
**Il  s'agit de soldats de métier à la différence de l'immense majorité de ceux qui ont combattu en Algérie, malgré eux, car ils faisaient leur service militaire obligatoire. Les soldats de métier, c'est cruel à dire, sont volontaires pour tuer ou être tués.
***On compatit mais il faut reconnaître qu'il y  a plus de risques pour un soldat de se faire tuer en Afghanistan que pour un marchand de journaux dans son magasin à Gannat. 

par Michel Durant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 19 août 2008

Je veux parler de ceux de la beauté et non pas ceux qui vous envoient des obus à la figure et dont le nom s'exprime en chiffres 75, 150, 220 (encore qu'on puisse faire de même avec les mensurations féminines 110-50-90*).

A chaque époque ses canons, en effet. Aujourd'hui, on veut être bronzé, au besoin artificiellement, alors qu' on se protégeait des ardeurs du soleil avec des ombrelles au temps de Marie-Antoinette ou d'Emma Bovary. On a connu les tailles amples ou serrées, voire comprimées, les jupes courtes (et même mini) ou longues, les bottines ou les pataugas, les crinolines ou les fourreaux....

Avec le lancement de "La Fille de Monaco" qui bénéficie d'une promo de tous les diables, c'est bien La Fille de la Météo qui va faire la mode pendant quelque temps. Et ça en jette. La bande-annonce projetée dans les salles, mais qu'on peut voir aussi sur Internet, est vraiment très, très chaude. Le public devrait se précipiter malgré la réputation bavarde et peu sexy de son partenaire Fabrice LUCCHINI. Louise BOURGOIN sera donc, au moins pour l'année qui vient, le canon auquel il faudra se référer. Qu'on se le dise !


Bien entendu, avec la floraison de magazines de toutes sortes, les films alléchants et les images d'Internet, la concurrence est rude. On a vu s'imposer depuis quelques années la protégée de Woody ALLEN, Scarlett  JOHANSSON, mais aussi Eva GREEN, si bien nommée, Angelina JOLIE, encore  mieux nommée, Eva LONGORIA qui n'est pas si désespérée que ça... bref, on n'en finirait pas d'aligner les canons au point de se prendre pour Napoléon à Austerlitz !

Mon canon à moi, indépassable  (mes copains  et ma famille le savent bien), c'est Marilyn MONROE. Mais, à son époque, elle n'était pas la seule à vouloir "imposer" ses canons. Ainsi, l'autre jour, en cherchant des illustrations pour ce blog, je suis tombé par hasard (oui vous n'êtes pas obligé de le croire, mais c'est absolument vrai) sur une photo exceptionnelle prise en 1957 au cours d'une soirée de gala dans un grand hôtel de Hollywood. Parmi les 800 invités, on voyait, côte à côte, Sophia LOREN et Jayne MANSFIELD, deux des canons du moment.

Sophia LOREN commençait à 23 ans une belle carrière aux USA. Elle venait de tourner avec Cary GRANT et Frank SINATRA dans "Orgueil et Passion" de Stanley KRAMER. Jayne MANSFIELD, à 24 ans, tentait de concurrencer Marilyn (du moins c'est ce que cherchait le studio qui l'employait) dans "La Blonde Explosive" de Frank TASHLIN avec justement Tom EWELL, le co-locataire de Marilyn dans "7 ans de Réflexion"... Deux belles actrices en pleine ascension rêvant d'installer dans la durée leurs canons de beauté.

Voyons cette photo : Sophia, pourtant bien pourvue, lorgne  les seins de sa voisine avec envie ou inquiétude. Sur la seconde photo, c'est encore plus net. On peut s'essayer à deviner les pensées de la belle italienne : "Je n'oserais jamais porter une robe pareille !" ou bien "Mais comment fait-elle pour la faire tenir ?"....



Mais Sophia avait tort d'être envieuse car sa voisine de table a interrompu sa carrière dans un accident d'auto à 34 ans (Marilyn est morte à 36 ans) alors qu'elle continue la sienne à 74 ans  après avoir tourné des dizaines de films sous la direction des plus grands réalisateurs et avec les plus grands acteurs
(et si vous n'en voyez qu'un, ce doit être "Une Journée Particulière" d'Ettore SCOLA avec Marcello MASTROIANNI).

Quant aux canons de la beauté**, malgré l'uniformisation galopante de notre monde marchandisé, ils vont continuer à varier et c'est tant mieux.



*C'étaient, paraît-il, celles de Jayne MANSFIELD qui, par ailleurs, jouait du piano et du violon.
**Pour ceux de la beauté masculine, il faudra que quelqu'un d'autre s'y colle. Mais on me dit ici que Will SMITH, Brad PITT et   Johnny  DEPP  ont la cote .

par Michel Durant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 18 août 2008

Et à défaut de jouer du violon, du piano ou de la clarinette, chanter des chansons qui me plaisent, accompagné par un orgue de Barbarie.

Il y en a de toutes sortes : des grands, des petits, des moyens. Depuis le Limonaire (c'est une marque) d'un manège de chevaux de bois, jusqu'au portatif qui a tout du piano à bretelles, en passant par toutes les variétés d'orgues à roulettes sur landau, charrette, poussette... selon les moyens et l'imagination du propriétaire-chanteur.

Tous les 2 ans, VICHY accueille des rencontres internationales d'orgues de Barbarie le 15 août. Celle année, nous avons pu apprécier pendant plusieurs heures les voix enthousiastes  des tourneurs et tourneuses de manivelles dans le Parc des Sources, sous la galerie (mais aussi dans les rues de la ville), autour desquels se rassemblaient les promeneurs devenus, pour un après-midi, des chanteurs des rues.

En effet, entraînés par les souvenirs et l'allant des artistes (car il faut bien les appeler ainsi), les spectateurs y allaient tous de leur chansonnette, quitte à se contenter de reprendre en choeur le refrain quand ils ignoraient ou avaient oublié les couplets.

Les répertoires étaient très variés ainsi que les talents. Mais plusieurs m'ont ravi, en particulier deux couples. L'un 60-70 ans, équipé d'un bel orgue (photo de couverture de La Montagne du samedi 16 août) et de micros discrets mais efficaces, enchaînait les poèmes sur Paris et les chansons, souvent difficiles à interpréter ou même quasi inconnues. Par exemple, l'homme nous mima la chanson de TRENET "Vous oubliez votre cheval" qui est justement trop oubliée. L'autre plus jeune 20-30 ans,  totalement amateur, nous ravit avec son répertoire BRASSENS, BREL, Gaston COUTE, Gérard PIERRON, Boris VIAN
(Le déserteur que nous avons chanté avec émotion)...

Bref, nous avons passé un bon moment et attendons le 15 août 2010 pour recommencer. A moins que... d'ici là, je me sois procuré un orgue pour satisfaire mon appétit "d'artiste" !












Notre petite-fille Hélène pour laquelle les Tourangeaux ont chanté "Les sabots d'Hélène étaient tout crottés, les 3 capitaines l'auraient appelée vilaine. Et la pauvre Hélène était comme une âme en peine..."

par Michel Durant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 15 août 2008

En ce jour de 15 août, LOURDES attend un miracle, et même plusieurs.

D'abord, un de la météo qui permettrait aux milliers de touristes et pèlerins de passer une bonne journée au soleil plutôt qu'avec les cirés et les parapluies sous le déluge d'une eau qui n'a rien de miraculeuse.

Ensuite, un du Président de la République qui ne manquera pas d'adoucir les mesures menaçant  de fermeture 2 hôtels lourdais sur 3 pour des raisons de sécurité. Mesures contre lesquelles s'élève le responsable des hôteliers locaux dans les termes habituels : "il s'agit du délire sécuritaire de technocrates préventionnistes..." Gageons que notre ZYKOSAR saura entendre davantage les plaintes d'une corporation prospérant sur la crédulité publique que celles émanant d'un jeune homme handicapé lui réclamant le droit de mourir dans la dignité *.

Enfin, un du Grand Manitou qui ne devrait pas décevoir ses ouailles et permettre à LOURDES, en cette période de JO, de vendre encore plus de médailles qu'à l'habitude grâce au record attendu du nombre de pèlerins (8 millions au lieu de 6) en raison de la venue du Pape à la mi-septembre.



Hôtels fermés pour manque de sécurité ?

Pour la météo, on est  gâté par ici et le feu d'artifice de VICHY, ce soir, risque bien de tourner en eau de boudin. Pour ZYKOSAR, dérangé au milieu de ses vacances par les difficultés géorgiennes, il ne manquait plus que des problèmes de sécurité...hôtelière. Lui qui est  un spécialiste de la sécurité tous azimuts, il  devrait certainement  les résoudre facilement. Avec l'aide d'HORTEFEUX, il pourrait par exemple interdire le département des Hautes-Pyrénées à tous les étrangers. En effet, ceux-ci ont sûrement des lieux de pèlerinage "aussi efficaces" que LOURDES** : en Italie, au Portugal, en Espagne, en Pologne... Double résultat positif : réduire les émissions de CO2 et la densité des touristes dans les hôtels lourdais***.
Pour le Père Eternel et Tout-Puissant, il lui suffit de transférer la grotte de Bernadette en Inde ou en Chine**** pour y trouver aussitôt des dizaines de millions de pèlerins habitués à se tremper dans le Gange pollué ou à applaudir sur commande des banderoles étoilées.

Pour ceux qui souffrent et n'ont pas les moyens financiers d'aller à LOURDES, ils peuvent louer la cassette du film de Jean-Pierre MOCKY "Le Miraculé" avec POIRET, SERRAULT et Jeanne MOREAU. Ils ne seront pas guéris de leurs souffrances (peut-être vaut-il mieux consulter un médecin) mais ils passeront un bon moment de rigolade. A moins qu'ils ne fassent partie de ceux  qui estiment qu'on ne peut pas rire de "ces choses-là".

 

*Notre cher Président a répondu : "Pour des raisons philosophiques et personnelles, je crois qu'il ne nous appartient pas, que nous n'avons pas le droit, d'interrompre volontairement la vie". Le jeune Rémy SALVAT, 23 ans, qui se battait depuis l'âge de 6 ans contre une maladie dégénérative, s'est suicidé après avoir reçu cette lettre. Le prêtre officiant à ses obsèques a affirmé que le jeune homme "avait envisagé d'aller à Lourdes" !
**Quand j'avais une dizaine d'années, je n'étais déjà plus croyant. Une de nos voisines, très bigote, alla à Lourdes pour tenter de guérir de ses douleurs. Montant du un banc pour mieux voir la procession,  elle tomba et se cassa une jambe. Elle revint avec un plâtre et ses douleurs... Voilà qui renforça mon incroyance naissante.
***La sécurité dans les hôtels de Lourdes est-elle  proportionnelle aux tarifs de 36€ à 136€ la nuit ?
****Mais surtout pas au Tibet, ils ont tout ce qu'il  faut sur place. Et on y attend même 1 million d'immigrés chinois dès la fin des JO. 

par Michel Durant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 14 août 2008

Marie-Anne ISLER-BEGUIN, députée européenne verte est  en mission en GEORGIE. Mandatée en urgence par le Président du Parlement Européen, l'Allemand Hans-Gert PÖTTERING pour apporter le soutien des institutions européennes aux populations civiles, elle doit rencontrer aujourd'hui le Président géorgien SAAKACHVILI. 

Marie-Anne ISLER l'a déjà vu en mai dernier quand elle était venue superviser les élections avec six autres députés européens. Marie-Anne ISLER est en effet Présidente de la délégation européenne pour la Géorgie, l'Azerbaïdjan et l'Arménie qui est chargée de tous les rapports, enquêtes, échanges culturels, aide humanitaire concernant  les pays du Caucase. C'est donc dans le cadre de ses attributions habituelles, mais en raison de l'urgence exceptionnelle, qu'elle se trouve en Géorgie à la mi-août.

Apparemment, elle est passée à GORI, ville natale de Staline, où les vieilles méthodes russes ont fait de sérieux dégâts. Espérons que cette mission profitera du cessez-le-feu précaire pour apaiser les esprits, conforter les victimes et rapporter des informations indépendantes sur le conflit et la situation des belligérants.

Prochainement, j'aurai des nouvelles de Marie-Anne ISLER et je ne manquerai pas de vous faire connaître ses impressions d'un  voyage risqué dans une région explosive. Peut-être même pourrions-nous envisager, dans quelques semaines, de la faire venir chez nous pour parler de la situation en Géorgie ? A suivre.

par Michel Durant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 14 août 2008

Je l'avoue à ma grande honte, je n'avais jamais vu un épisode complet de COLUMBO. Je connaissais bien le personnage interprété par Peter FALK, son imperméable fripé, son chien larmoyant, sa femme absente et pourtant omniprésente dans ses déclarations, sa 403 grise décapotable et surtout ses capacités incomparables de policier fouineur pour en avoir entendu parler, pour avoir vu un jour ou l'autre une séquence, pour avoir lu des commentaires dans une critique cinématographique, mais j'étais loin de penser que cette série mythique pouvait vraiment m'intéresser.


Il a donc fallu la rediffusion estivale par TF1 concurrençant à la fois Maigret, Burma et surtout les JO (que je m'efforce avec constance sinon avec succès de boycotter sur les ondes) pour que je tente l'aventure de regarder un épisode du début à la fin. Eh bien, n'en déplaise à mon snobisme anti-séries américaines, j'ai trouvé ça vraiment excellent et j'en ai repris une tournée le lendemain  et recommencé la semaine suivante.


Ce n'est sûrement pas mon "amour" pour la police qui me rend attachant COLUMBO ni sa fâcheuse passion pour le cigare. Mais peut-être est-il pour moi l'antithèse du flic américain sûr de lui, armé jusqu'aux dents, baraqué comme un catcheur et qui cogne sur les présumés coupables pour les faire craquer ? Peut-être aussi ai-je en mémoire la 403 familiale que je conduisais comme un nanti après ma petite 4CV de débutant ? Mais quand ma femme saura que j'écris un article sur lui, elle se posera sans doute les mêmes questions et beaucoup d'autres inavouables.


Que dire pour justifier cet intérêt soudain et pourtant tardif pour cette série culte et son policier à l'oeil de verre ? Tout simplement que c'est du travail bien fait. Un scénario solide sur un schéma toujours le même : le spectateur assiste au crime, connaît le coupable* et se trouve à la fois complice du meurtrier qui dissimule et de l'inspecteur qui cherche. Un acteur principal au grand talent de comédien** et  des protagonistes connaissant leur métier à fond. Le scénario inventif à souhait (bien que le dénouement fatal au coupable soit attendu et que COLUMBO fonctionne toujours de la même façon avec ses questions anodines, ses digressions culinaires ou botaniques, ses références à sa femme ou à son chien...) est traité par d'excellents réalisateurs et même parfois par des vedettes du grand écran comme SPIELBERG. Et, à la grande différence des séries actuelles de polices scientifiques où on ne comprend rien de rien aux prétendues preuves accumulées contre les coupables tant celles-ci sont ultra-techniques (fondées ou fantaisistes ça reste à démontrer) et débitées à un rythme de mitraillette  les rendant inaudibles, COLUMBO nous apprend toujours quelque chose de simple sur un sujet particulier.

Ainsi, par exemple, l'autre jour une maîtresse jalouse tue son chef de service-amant par dépit amoureux autant que par jalousie professionnelle. Ils sont tous les deux responsables d'une société de production de films. Le crime est commis, sous nos yeux évidemment, pendant la projection privée d'un film pour le grand patron, la meurtrière étant dans la cabine de projection assurant le changement de bobine et  se donnant un alibi en béton. Eh bien, COLUMBO, qui ne connaît rien au système, va nous apprendre, en même temps que lui, comment il fonctionne tout aussi bien que dans CINEMA PARADISO (mais l'actrice ne va pas finir aveugle comme NOIRET dans l'incendie de la cabine).

 Alors, aujourd'hui, si vous voulez tout savoir sur les croque-morts et les pompes funèbres, branchez-vous sur TF1 à 14h50 pour l'épisode de COLUMBO "Couronne mortuaire"***. Nous allons sûrement rigoler s'il grommelle : "Ma femme me dit toujours qu'elle préfère les fleurs de son jardin et qu'elle n'en voudra pas d'autres pour ses obsèques". Un humour qui ne manque à aucun épisode. Par  exemple, alors que COLUMBO souffrait d'un torticolis suite à un accident de voiture, c'est la meurtrière qui le soulage en le massant avec des sous-entendus équivoques....


*C'est le principe de l'énigme inversée : au lieu de se demander qui est le coupable, le spectateur cherche comment il parviendra à déjouer les recherches de la police.
**Il a tourné au cinéma avec de grands réalisateurs comme Nicholas RAY, Franck CAPRA mais surtout avec John CASSAVETES dont il était l'ami et je me souviens avec émotion de son rôle dans "Une femme sous influence"  où il est le mari de Gena ROWLANDS.
***En fait, on ne saura rien des secrets des pompes funèbres car le titre français m'a induit en erreur. Il ne s'agissait pas d'une couronne mortuaire mais d'une couronne mortelle puisque le dentiste   meurtrier avait placé le poison dans la couronne en céramique de son patient, également l'amant de sa femme... Voilà ce qui arrive quand on parle d'un film qu'on n'a pas vu !

par Michel Durant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 12 août 2008

Pendant que les peuples étaient occupés aux moissons ou maintenant qu'ils se grillent au soleil, les bellicistes s'en sont donné à coeur joie. Même sans remonter à l'Antiquité dont Brassens parlait ainsi "On sait que les guerriers de Sparte plongeaient pas leurs épées dans l'eau..." , il suffit de se rappeler août 1914 et 1939 début officiel des deux guerres mondiales pour trembler sur son transat en pensant soudain que  les soirées dansantes sous les platanes ont lieu en réalité sur un volcan.

Plus près de nous, c'est en août 1990 que l'Irak envahissait le Koweit. Ainsi donc la guerre en Géorgie s'inscrit parfaitement dans le calendrier météo : ça chauffe dans le chaudron du Caucase pourrait titrer Libé, adepte des titres accrocheurs. Autre ressemblance avec l'invasion du Koweit* précédée par une visite de l'ambassadrice US à Saddam HUSSEIN, April GLASPIE, qui lui avait assuré que "les USA ne souhaitaient pas se mêler des disputes territoriales entre l'Irak et le Koweit", Condolezza RICE, Secrétaire d'Etat US, était à TBILISSI le mois dernier pour rencontrer le Président géorgien...

En avril dernier, l'OTAN avait pris l'engagement d'accueillir l'Ukraine et la Géorgie au grand dam de la Russie qui y voit une ingérence intolérable dans ses relations avec les républiques de l'ex-URSS. En effet, la Russie de POUTINE, qui n'a déjà pas apprécié l'adhésion successive à l'Union Européenne de 10 pays de l'ex-bloc de l'Est et récemment l'indépendance du KOSOVO, voit d'un très mauvais oeil cette entrée dans l'OTAN , même si aucune date n'a encore été fixée.

Si l'on regarde un atlas, sans pour autant être un grand stratège et soutenir un camp plutôt que l'autre, on voit très bien que les enjeux sont considérables et conditionnés en grande partie par la géographie. De tous  temps, la Russie a tenté d'agrandir son influence et ses territoires vers le sud et les mers chaudes. Le Caucase, impressionnante chaîne de montagne qui possède le point culminant de l'Europe avec l'Elbrouz (5642m), constituait une barrière quasi infranchissable.. L'accès à la Géorgie par un tunnel en Ossétie ou par la mer Noire en Abkhazie est donc d'un grand intérêt stratégique pour Moscou. Cela d'autant plus qu'avec l'indépendance de l'Ukraine, son accès à la Mer Noire a été réduit énormément. Le soutien russe à l'Abkhazie et son retour en son giron plus ou moins officiel doublerait presque l'accès russe à la mer Noire.



Les interventions françaises de KOUCHNER et ZYKOSAR semblent bien pour l'instant inopérantes. George BUSH, à l'instar de POUTINE, montre ses muscles. Jusqu'où les principaux protagonistes sont-ils prêts à aller ? Nul ne le sait et sans doute eux non plus et  c'est bien ce qui est le plus inquiétant car la part des impondérables est souvent déterminante dans les conflits guerriers.

La Géorgie et les dissensions au Caucase semblent bien loin (3000km à vol d'oiseau), mais considérons  une situation géographico-politique plus proche et assez ressemblante : le Pays Basque. Il est constitué d'une partie nord, en France (le département des Pyrénées Atlantiques) et d'une partie sud, en Espagne, disposant d'une très large autonomie en Guipuzcoa, Alava et Biscaye. Imaginons maintenant que, piqué par une méchante guêpe nationaliste, ZAPATERO supprime l'autonomie du Pays Basque suite à des attentats de l'ETA. L'armée française de Mme ALLIOT-MARIE, élue des Pyrénées-Atlantiques, enverrait-elle ses chars Leclerc occuper San Sebastian ? Il est vrai qu'il y a moins de pétrole par ici et que la République Française est plutôt centralisatrice** et l'Espagne plutôt fédérale. Alors cette ressemblance n'est que fictive, mais on voit bien qu'il y a quelques similitudes, surtout que la langue basque, l'Euskara, a peut-être une parenté avec  certaines langues du Caucase....

En tous cas, si je passais mes vacances à St Jean-de-Luz ou à Biarritz, je commencerais à étudier l'Euskara vite fait. Il paraît qu'avec internet c'est encore plus facile qu'avec la méthode Assimil.

                                                                                Le Caucase, une mosaïque linguistique,
                                                                                une poudrière stratégique.



*On sait maintenant que les services secrets américains avaient averti leur gouvernement 2 jours avant l'invasion du Koweit et que celle-ci aurait pu être empêchée si le Président BUSH père l'avait voulu.
**Les gouvernements français ont toujours refusé l'appellation Pays Basque au département des Pyrénées- Atlantiques. Quant à l'étude de la langue basque, elle n'est pas vraiment favorisée en France alors que près de 20% des habitants de la région en sont des locuteurs courants.

par Michel Durant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 11 août 2008

En 2700 et quelques, la Terre n'est plus qu'un amoncellement d'ordures. Les hommes ont dû la quitter dans des vaisseaux spatiaux spacieux construits par une puissante multinationale après qu'elle fût devenue inhabitable. Elle a été confiée aux soins de robots  qui ont, pendant des siècles, accompli leur tâche scrupuleusement avant de "mourir" l'un après l'autre. Seul  Wall-E, rouillé, grinçant et brinquebalant, s'affaire à compacter les ordures (tout en effectuant un tri judicieux) pour en faire des parallélépipèdes d'une hauteur comparable aux anciens gratte-ciel de Manhattan. Mais, au cours de sa quête programmée il y a si longtemps, on n'avait pas prévu que Wall-E, si obéissant soit-il, finirait par souffrir de sa solitude. La découverte d'un soutien-gorge, par exemple, le trouble tant qu'il va jeter une bague de fiançailles et garder précieusement son écrin de velours bleu-nuit (il faut passer sur la vraisemblance et sur la conservation problématique de tels objets après 700 ans... si l'on veut goûter à cette LOVE STORY intersidérale).

Wall-E, robot survivant et sentimental, n'en est pas moins un petit dégourdi qui s'est constitué un refuge solide à l'abri des tempêtes cosmiques (ou des explosions atomiques, on ne sait pas trop, mais c'est très dangereux...) Cette caverne mécanique qui  laisse baba  est un garage-salle de séjour, bric-à-brac où Wall-E peut à la fois réparer ses circuits endommagés, déposer ses chenillettes  comme  l'égouttier ses bottes au retour du boulot et regarder à la télé une vieille cassette d' Hello Dolly avec, en prime, Louis ARMSTRONG chantant "La vie en rose". On le voit, les joyeux lurons des studios PIXAR, vont s'amuser à semer tout au long de leur film des miettes de classiques du 7e Art* pour que les cinéphiles se repèrent dans la forêt de modernisme qu'ils nous proposent. 


Wall-E va bientôt être confronté à une robote  ultra-moderne envoyée en mission sur la Terre pour savoir si un retour des exilés est possible. Eve, la bien nommée, se montre d'abord assez dangereuse puisqu'elle dégaine son arme-laser plus vite que Billy the Kid et Pat Garett réunis mais on voit bien qu'une idylle va pouvoir se nouer quand Wall-E lui offre une petite plante qui vient de germer dans un vieux godillot.... On imagine bien alors que l'histoire aura une double happy end.



Et c'est ce qui rend heureux aussi les spectateurs de plus en plus angoissés par les réalités actuelles : guerres tous azimuts, pollutions multiples en progression  fatale, surpopulation, surproduction, surconsommation des ressources naturelles... Il n'est plus nécessaire aujourd'hui d'alerter l'humanité sur tous ces dangers puisque le travail a été fait depuis des décennies par les écologistes. Il faut simplement (façon de parler) leur donner de l'espoir. L'espoir que s'ils se mettent à l'oeuvre, s'ils cessent leurs inconséquences, s'ils se serrent les coudes, s'ils réfléchissent avant d'agir, ils peuvent éviter l'apocalypse.

Le film d'Andrew STANTON** n'est pas bavard. Il montre. Il montre que l'amour peut vaincre tous les obstacles. Il montre que l'homme (même avachi par des siècles de confort) peut se redresser face au robot qui a pris le Pouvoir*** pour reconquérir sa liberté et retrouver sa planète où la vie sera de nouveau possible. C'est un fabuleux message d'espoir et de courage.


Mais on aurait tort  de croire qu'il s'agit d'un chef d'oeuvre indépassable. Il compte quelques séquences un peu trop lentes à mon goût et quelques scènes répétitives rendant confus le déroulement de l'action dans le vaisseau spatial qui doit pourtant décider du résultat final. Quelques facilités sentimentales aussi entre les deux amoureux qui n'ont évidemment pas la faculté de s'bécoter sur les bancs publics. Mais ces quelques scories n'empêchent pas le spectateur de passer une excellente soirée, qu'il ait 6 ou 86 ans.


Une autre petite réserve : l'annexion par les studios Disney des inventifs magiciens de PIXAR n'a-t-elle pas limité leur impertinence ? En effet, on aurait aimé que les relations entre Wall-E et Eve fussent plus...chaudes ou tout au moins plus osées, même par allusions incompréhensibles au-dessous de 10 ans. Mais le commerce est roi et on verra cette année les deux protagonistes remplacer Ken et Barbie au pied du sapin de Noël, ce qui ne ralentira pas la destruction des ressources de la planète. Il faut bien reconnaître que l'écologie n'est pas un recueil de recettes pour une cuisine allégée contre l'embonpoint. Il ne suffira pas de cultiver son jardin (bio si possible) pour que tout soit pour le mieux dans le meilleur des mondes....

Dans Wall-E, il n'y a ni George CLOONEY, ni Angelina JOLIE, mais le charme agit et on sort heureux d'être vivant et pas encore réduit à l'état de larve grassement nourrie par une armée de robots obéissant au doigt et à l'oeil sauf....


*A tout seigneur, tout honneur : Stanley KUBRICK avec son Odyssée de l'Espace se taille la part du lion (l'obèse capitaine du vaisseau spatial se redresse, comme les primates sur la musique de Richard STRAUSS, pour débrancher le robot qui vient de se mutiner) et rivalise avec les nombreuses séquences du film de Gene KELLY, Hello Dolly.
**L'auteur du Monde de Nemo agrandit ici son univers aux dimensions intergalactiques, mais ses robots n'en sont pas moins inventifs, colorés et attachants que les habitants de l'océan.
***Mais tout ceci ne paraît  pas très vraisemblable, même dans le monde de la science-fiction, car la lecture des Robots d'Isaac ASIMOV (lecture vivement recommandée) prouve par A+B que ceux-ci NE PEUVENT PAS se révolter.
 

par Michel Durant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 10 août 2008

Aux premières nouvelles de Géorgie, hier, on avait l'impression d'assister aux rodomontades des généraux TAPIOCA et ALCAZAR s'affrontant en Amérique centrale pour le pouvoir chez les Picaros*. Mais au fur et à mesure que les informations arrivaient par les médias de toutes sortes, on a vu qu'il s'agissait bien du début d'une guerre sérieuse avec des risques d'embrasement généralisé.


POUTINE rentre précipitamment de PEKIN, George BUSH met en garde la Russie, ZYKOSAR (un patronyme  qu'Hergé n'aurait pas négligé pour le sceptre d'OTTOKAR) propose un plan en trois étapes (toujours prêt, notre Président) et dépêche son ministre des Affaires étrangères, expert en situations compliquées depuis ses responsabilités dans les Balkans.

Tout en me moquant des JO comme de ma première culotte, j'aurais préféré que l'affrontement russo-géorgien se situe sur les tapis de lutte gréco-romaine ou à l'épaulé-jeté, secteurs où l'affrontement aurait été moins déséquilibré**. Mais c'est bien dans le Caucase que POUTINE a décidé de montrer ses muscles maintenant que la classe politique mondiale se préoccupe davantage des médailles des JO que des victimes du conflit en Géorgie.

Sacré POUTINE. En voilà un qui peut servir de modèle à notre Président qui ne peut plus maintenant faire que deux mandats consécutifs de 5 ans. Après 2017, il lui suffira de faire élire Président son "ami" FILLON (ou BERTRAND, ou DARCOS...) et de se faire choisir comme Premier Ministre. Après 5 ans, ou même un an si le Président meurt, démissionne ou est chassé par on ne sait quelle manoeuvre, il pourra redevenir Président de la République pour encore 2 mandats.... et ainsi de suite. Même les dictateurs africains n'avaient pas trouvé un aussi efficace subterfuge ! Mais revenons à nos moutons géorgiens.

L'autre pays du rugby est donc aux prises avec des mêlées dont on ne sort pas qu'avec des bleus ou des oreilles en feuille de choux. Les morts sont de vrais morts et les hôpitaux se remplissent de blessés ne devant rien aux infractions à la circulation routière. Le conflit prend de l'ampleur, les esprits s'échauffent, les bruits de bottes se font entendre un peu partout dans les ambassades. Les Russes tirent les ficelles de la marionnette ossète dont le Président est un ancien lutteur quasi analphabète et on voit bien, car la ficelle est un peu grosse, que le Président géorgien est encouragé par les USA qui aimeraient bien enfoncer un peu plus les épines caucasiennes dans le talon de POUTINE. Tout cela sur un fond d'hydrocarbures qui ne sent pas bon.


Au moment où les USA avancent dans la campagne électorale, et où l'enjeu irakien semble avoir perdu de l'importance aux yeux des électeurs, l'homme des pétroliers, G.W.BUSH, dont le blason terni n'impressionne plus grand monde, tente ainsi de jouer les arbitres afin de quitter la scène internationale sur un succès diplomatique. Mais n'est-ce pas hasardeux et irresponsable de jouer ainsi avec d'aussi dangereux jouets ? Surtout dans une région aussi explosive : Turquie, Irak, Iran, Afghanistan, Israël, Syrie, Pakistan...

Non, décidément, ce n'est pas TINTIN au Caucase ou chez les Abkhazes, c'est plutôt SARAJEVO à l'été 1914. Et on sait comment ça a fini.


                             Entendez-vous, dans nos campagnes, mugir ces terribles soldats ?....
                             Eh non, vous voyez pas que j'écoute mon iPod ?



*Les Géorgiens prétendent avoir abattu 10 avions russes mais la Russie n'en avoue que deux et chaque camp, évidemment, affirme maîtriser la situation !
**Ou bien en rugby où la Géorgie s'est qualifiée pour la dernière Coupe du Monde en éliminant la Russie grâce à la France, bien sûr, où ses meilleurs joueurs évoluent dans le Top 14 (notamment 2 piliers à l'ASM).

par Michel Durant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 8 août 2008

Et le jour même de la cérémonie d'ouverture, la tension monte en GEORGIE entre indépendantistes ossètes et pouvoir géorgien. Déjà de nombreuses victimes  sont à déplorer et on peut craindre les réactions de la Russie qui soutient les aspirations à l'indépendance de l'Ossétie du Sud.

Il faut dire que cette région du Caucase, depuis la disparition de l'URSS, est un lieu propice aux conflits. C'est en effet une mosaïque d'ethnies avec des enclaves ici ou là comme des arméniennes en territoire Azéri et des azéries en territoire arménien. En Géorgie, c'est l'Ossétie du Sud* et l'Abkhazie qui veulent s'émanciper et revendiquent leur indépendance ou le rattachement à la Russie.

Le pouvoir central russe n'a jamais digéré l'éclatement de l'empire post-stalinien** et entretient un peu partout les revendications pseudo-ethniques qui fragilisent les anciennes républiques de l'URSS. Et quand on connaît la manière dont la Russie traite ses propres dissidents et les aspirations à l'indépendance de certains territoires comme la Tchétchénie très proche, on ne peut que s'inquiéter quand un porte-parole du ministère des affaires étrangères appelle la Géorgie "à revenir à des moyens civilisés". Les journalistes russes assassinés et le peuple tchétchène martyrisé apprécieront. Par  ailleurs, la Russie a fait savoir qu'elle ne pourrait rester à l'écart si les aspirations de l'Ossétie du Sud étaient bafouées.

Bien entendu, les simples aspirations ethniques ou les revendications autonomistes*** ne sont pas seules en cause. Il suffit de regarder une carte pour comprendre combien cette région représente un enjeu stratégique important, non seulement pour la Russie  mais encore pour l'Iran, la Turquie et les USA en raison des ressources pétrolières et gazières ainsi que de leur transport.

Ces abcès de fixation provoqués ici ou là sont des moyens de pression des uns et des autres pour obtenir des concessions dans les discussions à propos du tracé des oléoducs et gazoducs ainsi que des conditions financières favorables. Mais on sait bien que montrer ses forces militaires peut souvent déboucher sur de vrais conflits, d'abord locaux puis régionaux et, parfois, malheureusement, mondiaux. On ne compte plus aux 19e et 20e siècles les escarmouches frontalières qui se sont terminées en boucheries généralisées. On se souviendra longtemps du corridor de Dantzig opposant la Pologne et l'Allemagne en 1939....



Aujourd'hui que "tous les peuples du monde sont rassemblés à Pékin sous la flamme olympique, symbole de paix, blablabla", on s'étripe joyeusement en Géorgie, au Soudan, en Mauritanie, en Irak, en Afghanistan....


*L'Ossétie du Nord fait partie de la Russie.
**Joseph Vissarionovitch DJOUGATCHVILI, plus connu sous le nom de STALINE, était géorgien, tout comme le ministre des Affaires étrangères de GORBATCHEV, Edouard CHEVARNADZE, qui devint le 1er Président de la Géorgie indépendante.
***Il faut aussi considérer l'adhésion à l'OTAN que la Russie à de la peine à supporter de la part des ex-républiques de l'URSS.

par Michel Durant
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Août 2008
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus