Sans manifestations de rues, sans protestations des députés de l'opposition, sans information des citoyens, ce premier janvier aura vu se faire la réforme peut-être
la plus importante de l'ère ZYKOZAR. Je veux parler du "mariage" Police-Gendarmerie.
Les auteurs de la réforme parlent d'un rapprochement et pas d'une fusion mais quand deux corps se rapprochent, si on ne va pas jusqu'à la fusion, il faut s'attendre à des frustrations, et pas
seulement en matière sexuelle.
On a vu, dans un passé récent, se développer des polémiques sévères à propos de la concurrence que se livreraient policiers et gendarmes dans la conduite des affaires criminelles qu'ils se voient
confier. On sait qu'ils n'ont pas le même statut : l'un civil, l'autre militaire. Ils n'ont pas les mêmes rémunérations, pas les mêmes conditions de travail, pas les mêmes droits (âge de la
retraite, logement de fonction, droit syndical....) et surtout qu'ils n'ont pas la même histoire.
Sauf, précisément, dans des périodes historiques qu'on aimerait voir révolues : la gendarmerie et la police ont été réunies
dans la même main sous trois régimes
politiques tyranniques Napoléon 1er, Napoléon 3 et Pétain. Tout rapprochement d'Alliot-Marie avec Fouché et de Fillon avec Laval serait évidemment excessif mais on peut craindre cependant
que la centralisation des pouvoirs de police dans un seul ministère ne se fasse pas pour améliorer la vie démocratique dans notre pays.
Il va falloir suivre avec attention le développement de cette affaire pour éviter que les citoyens français du 21e siècle ne revivent les horreurs policières des régimes napoléoniens
et pétainiste. A défaut d'un regard vigilant sur le futur, on pourrait bien connaître un retour vers le passé peu glorieux.